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    Bouddha
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    Le bouddhisme en quelques mots

    « Mais pourquoi suis-je donc malheureux alors que je ne manque de rien ? » s’est un jour demandé un fils de bourgeois en crise – le prince Siddhartha Gautama, plus connu comme le Bouddha. Si le bouddhisme semble aujourd’hui si moderne à beaucoup d’Occidentaux, c’est parce qu’il est parti, au fond, de cette interrogation. Le bouddhisme est aussi devenu une religion avec des croyances, des rites et des temples. Il n’en était pas ainsi au départ. A la base, le bouddhisme était, et reste encore pour bien des pratiquants, une pratique spirituelle destinée à atteindre la vérité et éliminer les sources de la souffrance propres à la condition humaine. Depuis le XVIIIe siècle, l’Occident, d’abord optimiste sur les pouvoirs de la science et du progrès technique, a espéré qu’ils procureraient le bonheur à l’homme. Puis Marx est venu, qui a placé l’origine du malheur dans la domination des classes populaires par les classes capitalistes. Ce cocktail – espérance d’un bonheur matériel et report de la responsabilité de notre mal-être sur autrui a produit la culture occidentale moderne. Or, le bouddhisme dit justement le contraire : le bonheur ne peut se trouver dans les biens matériels, extérieurs à notre être. De même, la responsabilité de nos malheurs ne peut pas se trouver en dehors de nous-mêmes. Bonheur et malheur procèdent d’abord d’une attitude mentale, d’un regard sur les choses et les autres.

    Comme l’a répété récemment un maître thaï contemporain, Buddhadasa Bhikkhu, d’une façon un peu abrupte : « La souffrance morale n’existe pas dans la nature, c’est nous-mêmes qui la fabriquons. » Nous la fabriquons parce que nous aimons ou haïssons des idées, des personnes, des objets qui passent et trépassent, et qui nous font souffrir uniquement parce qu’ils sont l’objet de notre attachement ou de notre répulsion.

    L’ascèse bouddhique va donc consister à éduquer son regard pour tirer le meilleur parti de la nature, de l’existence, de la vie, et apprendre à ne pas en souffrir. Cette pédagogie a pris, au cours des 2 500 ans d’histoire du bouddhisme, de multiples visages. Le plus commun, le plus visible, celui que les guides touristiques détaillent à l’envie, c’est celui des dévotions populaire et royale dont la conjonction a produit des images ou des monuments admirés. Cette présentation du message du Bouddha s’appuie sur le fait que la compréhension de la vérité prend du temps, qu’elle peut s’étendre, comme cela fut le cas pour le Bouddha lui- même, sur des centaines ou des milliers d’existences. Autrement dit, avant de parvenir à vraiment « comprendre » la nature des choses, la vérité « par excellence », il faut naître et renaître, se ménager des renaissances de plus en plus favorables en accumulant des « mérites » grâce aux dons faits à la communauté des moines qui transmet le message du Bouddha. Voilà la justification des rites, des images et des constructions qui attirent de nombreux bouddhistes  et de nombreux touristes.

    Bouddhisme et modernité naissante

    L’arrivée des Occidentaux en Thaïlande au milieu du XIXe siècle a obligé l’élite politique et religieuse à rationaliser sa façon de voir et de pratiquer le bouddhisme. En effet, ces étrangers – missionnaires, diplomates ou commerçants – s’étonnaient des « superstitions » des bouddhistes. Il fallut leur expliquer que le discours du bouddhisme pouvait s’entendre de deux façons, selon la lettre et selon l’esprit, ou encore selon une formulation « anthropomorphique » et une formulation « par excellence ».

    Selon la première, on peut certes dire que les êtres vivants naissent et renaissent, passent d’une existence à une autre. Mais ce n’est jamais qu’une façon de parler. Selon la seconde formulation, la seule vraie en dernière analyse, les êtres vivants n’existent pas réellement puisqu’ils ne sont que des composés sans essence : « moi », « je », « ego » ne sont que des conventions de langage pour désigner un composé sans existence « essentielle », autrement dit « vide » de cet « être » que le mot paraît lui prêter. Si donc quelque chose passe d’une existence à une autre, ce n’est pas une « âme » ou une entité éternelle, mais seulement des éléments de l’individu vivant. Ces éléments sont transmis au nouvel individu en fonction de la valeur morale des actes commis dans les vies antérieures. Ce langage d’adulte à propos de la vacuité de l’individu étant dur à entendre et à supporter pour le vulgaire, le langage anthropomorphique, plus accessible, permet d’enseigner au peuple en lui racontant des histoires, des contes, comme ceux sur les vies antérieures du Bouddha, où l’on voit un individu renaître des centaines de fois dans une nouvelle enveloppe charnelle.

    Le bouddhisme est donc une religion « à deux vitesses », ou plus exactement à deux vérités, d’un côté la vérité « mondaine », faite pour les êtres encore englués dans le souci de soi et les désirs du monde. De l’autre, la vérité « supramondaine », la vérité « par excellence », destinée aux êtres ayant compris la vanité du soi et du « monde ».

     

    Article extrait du Natural Guide Thaïlande, édité par Viatao.

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